Facturation MMS et GPRS, vive le marketing

Je suis un utilisateur d’Internet sur mobile, j’avoue que la possibilité d’utiliser mon téléphone comme modem GPRS pour pouvoir accéder à l’Internet de n’importe où en France est plutot un truc super … J’ai simplement été assez surpris de payer pas loin de 100 euro de factures hors de mon forfait data alors que celui-ci n’était pas entamé … que c’est-t-il donc passé ?!?

Après une prise de contact avec le service commercial de mon opérateur (au demeurant fort désagréable) j’ai eu le fin mot de l’histoire : c’est balo, mais j’utilisais le canal “multimedia” et non le canal “e”
Cette différence est intéressantes à creuser puisque le service rendu par ces deux canaux est exactement le même, à savoir un accès Internet sans distinction de débit ou qualité de service… Outre le fait que la facturation soit hors forfait, il est aussi intéressant de constater que le prix du Méga est grosso modo 3 fois plus cher que sur le réseau “e”… Mais pourquoi donc ?!?
A mon avis pour mieux comprendre il faut regarder du coté du nom du réseau (mms) indiquant clairement que ce réseau est celui utilisé pour l’échange de mms ; ainsi, j’ai eu la joie de surfer au tarif mms plutôt qu’au tarif Internet. La réponse de ces différences n’est donc sûrement pas du coté technique du réseau, mais, il fallait le comprendre du coté Marketing !
Le MMS est en effet un service très utilisé que l’on peut donc facturer un maximum aux consommateurs, alors que le service Internet est lui plus anecdotique et ne pourra se développer qu’avec des tarifs plus bas. L’histoire ne dit pas si l’on peut envoyer des mms en utilisant le réseau “e” low cost, mais elle dit en tout cas que si vous voulez payer plus cher pour votre accès internet, il n’y aura aucun problème… L’opérateur vous configure même une liaison nommée GPRS Bouygtel par défaut, reliée sur le réseau MMS pour être sûr que vous y alliez, par erreur, si ce n’est pas par habitude.
En réponse on vous expliquera que c’est de votre faute et l’opérateur ne fera même pas le moindre méa-coulpa, vous avez payé 10 euros par mois de forfait data sans en consommer plus de 5%, mais on ne vous fera pas la moindre fleur sur les données consommées sur le mauvais canal à prix d’or. Business is business… n’empêche que ça donne envie d’aller à la concurrence.

OpenSuse 10.2 – bilan

Finalement, je ne suis pas déçu (du moins pour l’instant), l’installation sous Linux OpenSuse 10.2 s’est merveilleusement passée – tous les périphériques ont été détectés et configurés correctement. Seul petite peur au démarrage : des barrette de DDR2 non reconnues par la CM (marque LDLC), mais qui marchent très bien sur ma P5B-VM empêchaient la carte de démarrer… mais du style encéphalogramme plat … petite frayeur !

Passé ce point, mise à jour du BIOS … de base était livré un 0401, je cherche donc a mettre le 0608 à partir d’une clef USB (qu’il faut brancher avant de demarrer le PC)… Ca ne marche pas … La carte mère croyant que 0401 est plus récent que 0608 … bravo Asus … solution : passer par l’utilitaire de flashage DOS. Les versions suivantes n’ont pas ce problème.

La configuration du Raid Jmicron s’est plutot bien passée sur mes deux disques SATA et le nouveau disque ainsi créé a tout de suite été identifié sous Linux, j’ai pu créer mes partitions dessus. les performances semblent bien meilleures que ce que j’obtenais par raid-soft.
Le reste de l’installation de linux s’est déroulé sans accros : adaptateur réseau détecté, pas de soucis pour l’instant avec 4Gb…

En bref, après tous mes déboirs lié au chipset 965G, je suis plutot satisfait de la P5N-E et sont N650i.

Peformance de Xen comparé à OpenVZ

J’ai trouvé un document interressant sur Internet à ce sujet d’où cet article.

Il s’agit d’une etude comparant la performance d’un systeme de base avec un systeme Xen 3 et un systeme OpenVZ. Vous le trouverez ici. C’est signé HP et bien documenté.
Pour résumer, Xen impacte fortement les preformances du systeme : il divise au moins par deux les perf, principalement à cause de très nombreux echecs de cache de L2 lors des changement de contextes entre VM. OpenVZ semble ne pas souffrir de ce probleme. Bref, même si personnellement je suis très satisfait des résultats il semble qu’une machine Xen se charge beaucoup plus vite qu’une machine normale … il faudra donc se garder de la puissance sous le pied par rapport à une architecture classique.

Le second document est un power point: http://www.hpl.hp.com/techreports/2007/HPL-2007-59.pdf

Le bug du ventilo !

Voila l’histoire : un PC tout neuf équipé d’une carte mère Asus P5B-VM à vocation de serveur et donc équipé de 3 ventillos 3 contacts… Jusque là tout va bien, sauf que la bete est capricieuse et qu’elle ne boot qu’une fois sur dix. Toutefois, une fois demarrée, tout va bien durant des semaines, mais à chaque reboot… la galère.
J’ai donc décider de tout débrancher, piece par piece pour trouver le coupable… jusqu’à debracher les les ventilateurs. Et là ! bingo ! le boot marche a chaque fois.

Le remede … brancher les ventilos sur un connecteur 12V classique et le tour est joué.

Celle là … je vais m’en rappeler un bon moment !!

Nokia 9300i – premières impressions

L’objectif de mon achat etait de trouver un tout en un : un appareil capable de remplacer confortablement mon pda, mon téléphone, ma montre, mon lecteur MP3 et me permettant en outre d’accéder à Internet directement depuis le téléphone ou depuis mon PC en utilisant le modem 3G intégré.

Revenons sur ces points : pour ce qui est de l’Internet, que ce soit sur le téléphone ou depuis mon ordinateur portable c’est franchement super. Le rendu des pages est parfait, c’est assez rapide, simple d’utilisation. Seul hic là dessus l’espece de chose que l’on oserait pas appeler un glide point et qui glisse sous le pouce !!! une horreur !! c’est simple la navigation entre liens et formulaires est plus rapide en utilisant la touche TAB. J’ai bien envi de coller un truc dessus pour le rendre adhérent, toutefois, j’ai bien peur de ne plus arriver à fermer l’appareil au cas échéant. Enfin, là dessus tout va bien.
Le téléphone est Wifi/gprs/edge .. parfait pour la connexion en tous lieux, y compris à la maison. Le système de liaison bluetouth entre le téléphone et le pc est parfait pour se connecter au modem sans avoir à sortir l’appareil… Je suis comblé sur cette fonctionnalité, si ce n’est que sa configuration sous Linux n’a pas l’air très simple. A voir.

Pour les autres fonctionnalités, ca se complique un peu. Il faut bien comprendre que parce qu’il a un clavier (ce qui est simplement génial), l’appareil est enorme !! son utilisation requiert donc de ne pas le sortir du fond d’une poche de blouson sans quoi c’est la cata. Ce qui veut dire utilisation de bluetouth et autre …
Coté lecteur MP3, pour ma part je suis deçu par le lecteur interne dont le mode aleatoire a l’air de reprendre les chanson toujours dans le meme ordre ce qui demande de la mettre en pause entre 2 usage. ce lecteur n’est pilotable que depuis le clavier ce qui demande d’ouvrir le clapé, déverrouille et activer le lecteur, ce qui n’est pas pratique alors que le bouton “decrocher” du casque pourrait très bien servir de play/pause. Par ailleurs le système ne gère qu’un casque, du coup il faut brancher débrancher le casque pour passer en mode oreillette bluetooth, c’est chiant, alors que si le bluetooth était prioritaire, ca resoudrait le probleme (hors c’est le casque qui est prioritaire) balo.. Bref en mp3 c’est bien mais pas top.

Coté Agenda … le system inclus est bien, avec le clavier c’est royal. Coté synchro je suis super deçu car seul Outlook et Notes sont supporté, pour ma part je n’ai ni l’un ni l’autre et suis donc coincé. Il n’y a même pas moyen de faire un export sous forme d’un fichier standard. Par aileurs, il me semble qu’un petit outil, même de pietre qualité pourrait être fourni par nokia, comme le fait Palm. Et ca franchement ca manque . il n’y a pas de cohérence entre les outils (contact, agenda…) c’est moyen.

Coté montre, je trouve que le contraste de l’heure est nul lorsque la veille est desactivé, du coup je suis obligé d’ouvrir l’appreil, par ailleurs il faut le sortir .. c’est moyen, mais franchement accessoire.

Ensuite, il existe la fonction SMS depuis le PC, autant le SMS avce le tel et le clavier sont vraiment bien, autant depuis le PC… et bien pour moi ca ne marche simplement pas. Un bug sans doute .. mais un bug génant. Il existe des tas de forums, même certains sur ceux du site de nokia qui abordent le problème ; j’ai pu constaté que nokia se contre fiche des problèmes de ses utilisateurs en ne participant pas aux sujets abordés, ils ne repondent pa snon plus aux demandes de support.. Vu le prix des appareil c’est honteux.

L’utilisation en temps que “clef USB” est plutot pas mal, supportant USB, Bluetooth, Irda, il sera toujours possible de transferer des fichiers. Par contre il faut etre patient, IRDA et Bluetooth sont plutot lent (normal), l’usb sera a retesté pour moi mais je dirai que je n’ai pas été convaincu non plus. Pratique mais pas ultime donc.

Suis-je au final satisfait de l’appareil ? je dirai que oui, il ne répond pas à tout ce que je souhaiterai mais bon, je vais faire avec. Je serai sans doute très heureux d’en changer dès que l’offre de téléphone avec clavier va s’etoffer car c’est bien là le plus qui permet de supporter tout le reste.
A si .. ya un truc insuportable !! quel est le con qui fabrique un téléphone de cette taille sans y ajouter un vibreur !! on est en 2007 quand même !! faites gaffe car certains site comme Bouygues indique vibreur … et bien NON NON et NON il n’y en a pas ! La solution : n’écoutez pas le vendeur de la Fnac : les oreillettes bluetooth avec vibreur ca existe ! (par contre c’est rare)
Pour ajouter quelques points que je n’ai pas commentés :
Les moins : une offre logicielle réduite et généralement payante, peu d’utilisateurs et donc peu de conseils utiles, le paramétrage très restreint de l’appareil et surtout de l’OS, la compatibilité Mac a l’air très moyenne, le lock qui vous oblige a taper un mot de passe… et si l’on met pas le lock manuel, le téléphone numérote tout seul !
Les plus : la posibilité de faire du ssh depuis le téléphone, l’ecran, le son, le mode call conf, l’autonomie …

Ahhh, l’offshore !

L’Offshore est de plus en plus présent, avec ses tarifs alléchants et son coté exotique ; ceci est un fait ! Cependant, l’informatique n’est pas une industrie manufacturière et bien que certains entendent la délocaliser pour réaliser de substantielles économies, il ne semble pas évident que celles-ci soient aussi simplement réalisables.
En parallèle de cela la question de la formation en Europe se pose : nous formons des informaticiens à un métier presque exclusivement technique, métier qu’ils n’auront que peu le temps d’exercer pour basculer au plus vite dans des domaines fonctionnels aux antipodes de leur formation.

Qu’est-ce que l’Offshore aujourd’hui : c’est avant tout la délégation de tâches de réalisation de programmes informatiques (développement). Ces développements sont effectués en Asie (principalement en Inde) où le coût d’un informaticien à la journée tourne autour des 80 euros ; soit 5 à 10 fois moins que son homologue Européen. Mais voila, avec ces bas coûts viennent se greffer les milliers de raisons qui les justifies et qui viennent impacter très fortement le budget global d’un projet : distance, différence de langue, différence d’horaire, différence de façon de travailler, de culture .. et surtout un turn-over extra-ordinaire qui réduit à néant tous vos efforts de formations ou de partage de nouvelles méthodes de travail comme toutes capitalisations liée à la réalisation de projets successifs dans un même contexte. En effet, avec un salaire de quelques centaines d’euros par mois, pour 10 euros de plus vous partiriez n’importe où d’autant que l’on recrute à grand coup d’affiches 4×3 dans les rues de Bombay.
La main d’oeuvre Indienne est certes réputée dans les domaines de l’informatique, je ne vais pas remettre en cause leur compétence, toutefois un ingénieur indien a un BAC+3, ce qui dans le domaine de l’informatique et particulièrement dans celui de la programmation objet représente une grosse différence.
Bref, actuellement l’offshore n’est actuellement valable que pour des projets où la part de développement est suffisante pour que les bas coûts, impactés par l’augmentation de la complexité, restent rentables. De très gros projets donc.

Ma réflexion n’est pas vraiment de vous convaincre que l’offshore n’est pas rentable d’autant qu’il doit l’être puisque de plus en plus de monde s’y met. Il s’agit plutôt de se demander pourquoi nous ne sommes pas compétitifs en Europe alors que nous devrions avoir une productivité bien supérieure à celle de nos collègues indiens ?!?

L’informatique est une prestation intellectuelle, de ce que je sache, c’est encore là dessus que les pays développés sont encore compétitifs, pourquoi l’informatique serait différents des autres métiers ?
La particularité de l’informatique tien peut être de la différence qu’il y a entre le métier d’informaticien tel qu’il est enseigné et la réalité de la carrière qui suit les études. L’informatique, dans les domaines de la programmation, de l’exploitation, des réseaux est un métier technique, plutôt mal connu et qui demande un enseignement lui aussi technique, d’au moins 2 ans mais plus souvent de 3 à 5 ans maintenant. C’est une voie dans laquelle s’engage plutôt par hasard bon nombre de candidats. Cette formation me semble incontournable car l’informatique moderne repose sur de très nombreux concepts qu’il est nécessaire d’appréhender correctement pour être capable de s’adapter aux évolutions très rapides du métier : il est en effet possible d’apprendre en quelques mois un langage spécifique, mais l’excellence dans la programmation, l’adaptation à d’autres langages, l’optimisation sont des domaines nécessaires qui demandent de l’expérience. En informatique je dirai qu’il n’y a rien à apprendre mais tout à comprendre, par rapport à l’enseignement secondaire, c’est une toute nouvelle façon de penser qu’il faut apprendre : l’informatique c’est un légo dans lequel il faut imaginer l’emboîtement de briques algorithmiques, un puzzle et ceci est très loin du raisonnement mathématique et impossible à concevoir par simple apprentissage.
Bref, la formation technique est nécessaire, plutôt longue pour être productif et l’expérience joue un rôle prépondérant dans la productivité du programmeur.
C’est ce dernier point qui est primordial ! Un développeur ne deviendra productif que quand il maîtrisera le langage d’un part, mais surtout lorsqu’il aura mis en place les mécanismes cérébraux lui permettant de concevoir ce puzzle multi-dimensionnel (structure des données/algorithme/langage/modèle d’architecture/temps…). De part mon expérience, je dirai que ceci demande 2 à 3 ans de formations en informatique (soit un niveau dut ou ingénieur) et plutôt 3 ans pour les langages objets ; mais ce n’est toutefois qu’après 2 à 3 années de pratique en entreprise que le développeur sera vraiment productif à mon sens, sans pour autant atteindre un maximum (qui requiert sans doute 7 ou 8 ans d’expérience).
Le gain de productivité en informatique est colossal : entre un étudiant en première année classique et un développeur expérimenté le coefficient de productivité est de l’ordre d’un facteur 20 ; tout en considérant que le premier n’arrivera peut être jamais à une solution si la complexité est importante. Il reste d’un facteur proche de 10 pour un étudiants sortant de l’école et mon estimation pour un développeur avec deux ans d’expérience d’un facteur 2 à 3.

Pourquoi face à cela ne sommes nous pas compétitifs ? Selon moi, la carrière technique d’un informaticien ne dure pas plus de 2 à 3 ans et ce, à la sortie des études. En bref, l’informaticien quittera ses tâches de développements dès lors qu’il deviendra productif en la matière. La faute à quoi ? Simplement au système qui veut qu’un développeur soit au bas de l’échelle et qu’il n’ait comme perspective d’évolution salariale que l’unique choix de quitter son domaine d’expertise pour s’orienter vers des domaines plus fonctionnels pour lesquels il n’a jamais été formé et pour lesquels il ne trouvera pas forcement la même motivation que pour le développement.
J’ai bien du mal à expliquer les raisons de cela d’autant qu’il me semble qu’il s’agit là d’une aberration économique. Toutefois quelques facteurs me semblent expliquer cela :
Bien que les domaines fonctionnels ne requièrent que peu de connaissances techniques, un bagage informatique reste nécessaire dans la rédaction de cahiers des charges où le test. Par ailleurs la part du développement dans un projet ne représente que 25 à 50% du projets. Indiquant par là que pour 1 poste de développement, il est nécessaire d’avoir 3 personnes d’orientation fonctionnelle pour s’occuper du projet. Enfin, il faut reconnaître que l’orientation informatique pour beaucoup n’a sans doute pas été la bonne et que fuir sa composante technique est une chance. Le dernier point qui me vient à l’idée et que pour un non informaticien, la programmation est une chose inintéressante, incompréhensible, de là, quitter cette branche est une opportunité aux yeux d’un RH.

En conséquence de tout cela, l’état dépense beaucoup d’argent pour la formation technique d’informaticien durant 3 à 5 ans. Les entreprises n’utilisent ces compétences que durant les 2 à 3 ans qui suivent alors que “l’outil” n’est pas encore productif. N’est-ce pas du gâchis ?
En parallèle, les informaticiens que nous formons, lorsqu’ils entrent sur le marché du travail ne sont pas préparés à leur futur métier et doivent vivre une carrière qui ne correspond pas à leur projections.

Pour conclure sur ce sujet, je dirai que l’informatique va assez mal, nous avons le choix (actuel) d’arrêter son approche technique et de perdre alors une technique que nous maîtrisons sans aucun doute mieux que les pays émergeants ; la conséquence en sera la disparition de l’industrie informatique de création logicielle en Europe alors que comme nous le montre Microsoft c’est une des industries les plus rentable du monde, principalement intellectuelle et correspondant donc au modèle de croissance de notre société. Auquel cas la formation est à revoir totalement avec sans doute une approche généraliste ou commerciale avec option métier de l’informatique.
L’autre solution serait, me semble-t-il plus juste, de valoriser l’investissement de formation réalisé par l’état en valorisant la filière technique de l’informatique. En reconnaissant ce métier à sa juste valeur et en offrant des plans de carrière dans ce domaine. Comme je l’ai expliqué, le coût jour n’a aucun sens. Nous comparons le coût d’européens débutant vendu 3 fois leur salaire par des SSII à celui d’indiens plus expérimentés mais pas forcement plus productifs. Nous oublions fréquemment de considérer les coûts annexes de pilotage ou les retards que nous n’aurions pas eu en travaillant localement…

Enfin pour finir, je me pose toujours la question de cette spécificité de l’informatique : pour la construction de nos ponts, de nos immeubles, est-ce que les architectes Européens sont remplacés par des architectes Chinois à moindre coût ?!? Il ne me semble pas. Est-ce que cela viendrait à l’idée de quelqu’un d’arrêter la carrière d’un architecte juste à la fin de sa première réalisation ? Je ne pense pas, dans tous les autres métiers intellectuels, l’expérience est fortement valorisée. En informatique nous n’obtenons que le droit de basculer vers un métier qui n’est pas le notre, un métier meilleur pour nous parait-il !

Jmicron et Raid

Oui, je suis fan de l’utilisation du RAID1 (mirroring entre 2 disque dur) cette solution m’a permis de sauver quelques données ou de me dépatouiller rapidement de crash disque … Pour la machine qui très bientot hébergera ce site, je souhaitai donc passer du RAID soft sous linux (qui marche bien au demerant) au RAID hardware. Les carte ayant cette option sur des disques ATA etant très abordable, j’en ai fait l’achat.
Me voici donc avec une ASUS P5B-VM, deux disque SATA identique…
Et bien vous ne devinerez jamais !!! il n’y a qu’un seul port SATA permettant de connecter un disque RAID !!! Le raid 1 à 1 seul disque … il falait l’inventer ca !! En y regardant de plus pret, asus se contre fiche d’offir du raid, il utilise le composant uniquement pour proposer un port IDE, il est donc théoriquement possible de faire du raid entre un disque PATA et un disque SATA … bref aucun interet pour du mirroring. Je l’ai un peu en travers là : la doc ne précise rien là dessus (ils s’en gardet bien) comptant surement sur les 90% d’utilisateur qui ne se serviront jamais de l’option. Bref, je vais peut etre essayer de mettre le second disque sur le SATA externe qui avec un peu de chance est branché sur le chip JMicron… Sinon, retour au raid soft, sans doute moins performant mais qui lui au moins fonctionne (et en plus gratuitement).

Geoportail, SNCF, ces lancement à succès ratés…

Les lancements sont nombreux et les effet d’annonce fatals ! Geoportail n’a pas vraiment pu etre accessible avant 1 semaine ou 2. Le site de la SNCF n’a dernierement pas survécu à la vente de billet TGV à 5? avec le prime le superbe resultat de 0 ventes en ligne ! mais oui ! La faute à qui ? trop de monde en même temps il parrait !

Je ne remets pas en cause ce fait car il est vrai que tout lancement conduit à un pic dramatique pour l’architecture… Mais si le fait est avéré, il est prévisible ! Qu’ont donc fait les chefs de ces projets pour palier à celà ?!? Pas grand chose semble-t-il, en tout cas je leur souhaite car les sommes investies en se sens l’ont été à pure perte vu le résultat !

La question que je me pose est la suivante : vaut-il mieux chercher à servir tout le monde avec une forte probabilité de ne servir personne ou servir une partie seulement des Internautes ? Il semble que ces CP aient choisi la première solution et cet article à pour but, vous l’aurez compris, de décrire comment employer la seconde.

J’ai en effet lu qu’avant l’opération TGV à 5 euros, la SNCF avait anticipé le pic en multipliant par 3 la capacité serveurs… Pour le résultat commercial donnée ci-dessus … c’est du gaspi ; je leur souhaite que celà s’inscrive dans un cadre d’extension global des capacités de leur infrastructure…. bref, la solution n’est pas de ce coté.

Ma vision de ce problème serait une approche différente ; les serveurs étant saturés par :

  • La saturation de la bande passante d’entrée, dûe aux très nombreuses requetes concurente; mais il ne semble pas que ce soit le facteur premier
  • La saturation des serveurs d’application, qui semble être plus directement concernée

S’attaquer à la seconde cause n’est pas vraiment compliqué, sans même multiplier le nombre de serveurs : actuellement, les applications web sont le genre de systèmes extrèmement lourds en consommation mémoire, requete de bdd, cpu. Elles sont l’accumulation des dizaines de couches logicielles : OS, JVM, bibliothèques diverses, jdbc, ejb, frameworks, jps / servlet de présentation … bref, à chaque ouverture de nouvelles sessions, tout ce petit monde se met en branle, réserve beaucoup de mémoire et consomme une quantité astronomique de temps CPU pour n’afficher qu’un bandeau, un menu et deux trois news … L’arrivée de milliers de connexions simultanées sature alors les ressources au point que l’application ne soit tout simplement plus accessible pour personne. La machine arrive rapidement dans un etat de saturation où son temps de réponse n’est plus lineaire mais exponnentiel ; autant dire que le serveur est planté.

Une bonne solution, économique, pour se sortir de cette situation est de protéger ces serveurs de la saturation en limitant le nombre d’utilisateur concurent pouvant accéder à l’application. Celà revient à limiter le nombre de sessions simultanées. Pour empécher la saturation, cette limitation sera prise en compte par un serveur différent dont le rôle, sera, par l’utilisation d’une technologie la plus légère possible, de recevoir toutes les demandes de connexion et de ne transmettre que celles pouvant etre traitées à l’application. Les autres etant renvoyées proprement sur une page d’erreur ou d’information.
L’utilisation d’une technologie légère est la clef de cette solution. J’imagine que les modes “cluster” de serveurs apaches doit pouvoir être configurable en ce sens en limitant le nombre de sessions par serveur : jusqu’a une certaine limite, les sessions sont redirigées vers l’application, les suivante vers une simple page HTML d’erreur.
Bref.. ce n’est qu’une ébauche de solution est il y en a de multiples autres, le tout etant d’y réfléchir et de prendre le problème par le bon bout, ce qui ne me semble pas etre souvant le cas !
La solution optimale serait d’intégrer ce genre de fonctionnalités dans des éléments réseaux matériels dédiés, ce qui existe peut etre, ou en tout cas ce ne serait pas très compliquer à construire pour des spécialistes.

Au passage ces solutions sont aussi une bonne protection contre les attaques en provenance des vers de type flood… ce sont donc des solutions toujours utiles, y compris hors lancement et campagne de promotion : un investissement durable.

En conclusion, les situations que j’ai évoqué et qui font la risée des utilisateurs me semblent majoritairement évitables. Leurs impacts peuvent être tout du moins amoidris et il me semble que ces problématiques doivent donc etres prises en compte plus sérieusement.