Utilisation de AWT sur un serveur sans Xwindows

Lorsque l’on manipule de images, des fontes ou autre objets basés sur AWT, java utilisa par défaut des informations venant de votre serveur X ou de l’environnement graphique de Windows. (Sans doute hérité d’un passé Applet toujours présent). Lors de calculs coté serveur, ce fonctionnement peut poser problème : en effet pourquoi installer et démarrer X, et consommer de la mémoire inutilement pour une application web ?!?

Si vous êtes dans ce cas, voici l’option de la mort à passer à la JVM … cette variable est à initialiser avant de lancer le serveur d’application :

export JAVA_OPTS=”-DJava.awt.headless=true”

Voilà, c’est tout simple, j’espere que ceci vous aura éviter les 3heures passées à chercher le pourquoi du comment.

Connexion automatique avec ssh (clef rsa)

Vous souhaitez transférer de façon automatique une fichier via scp au travers d’un script sans que celui ne vous demande de saisir un mot de passe …
Ceci est tout à fait possible en utilisant le mode Batch de scp avec une authentification par partage de clef publique. Le système est simple à mettre en oeuvre :

Sur la machine depuis laquelle on souhaite se connecter :
Pour commencer il faut créer pour l’utilisateur qui va executer le script un couple de clefs publiques/privées. Pour ce, lancez pour cet utilisateur la commande ssh-keygen -t dsa en repondant par Entrée à chaque question. Cette commande va créer deux fichiers dans le répertoire ~/.ssh : id_dsa et id_dsa.pub.

Sur la machine sur laquelle l’on souhaite se connecter :
Copiez ensuite le contenu du fichier id_dsa.pub dans le fichier ~userCible/.ssh/authorized_keys. userCible étant l’utisitateur sous lequel vous allez vous connecter lors du transfert sur la machine distante.
Enfin, vérifier les doits d’accès qui doivent être 700 pour le répertoire .ssh et 644 pour le fichier authorized_keys.

Tester

Maintenant l’accès à la machine cible se fait simplement par la commande suivante : scp -B -i ~/.ssh/id_dsa userCible@destination:~/

Processeur RISC 32b

En suivant ce lien  : www.simple-cpu.com vous trouverez le projet de construction (plutôt inachevé) de processeur RISC 32b que j’ai mené il y a quelques années. Il s’implémente sur une plateforme Xilinx.

 

Cours de circuits logiques

  • Introduction à la logique séquentielle par la mémorisation.
    Les thèmes abordés sont la création de bistables et de bascules à partir d’éléments de logique combinatoire.L’éxistance d’un troisième état dit de haute impédance.
    Le document est téléchargeable au format pdf ici.
    Le source au format open-office ici.Ce document à été conçu dans le cadre d’une formation d’IUT informatique, elle est destinée à un public d’étudiants en IUT informatique de première année.Ce document est distribué sous license GNU-FDL.

Architecture des processeurs modernes

  • Présentation des architectures utilisées dans les processeurs modernes
    Introduction des notions de pipeline et architectures super-scalaires, présentation des problèmes liés à l’augmentation de fréquence. Introduction des interets de l’utilisation de caches et controleurs DMA.
    Le document est téléchargeable au format pdf ici.
    Le source au format open-office ici.Ce document à été conçu dans le cadre d’une formation d’IUT informatique, elle est destinée à un public d’étudiants en IUT informatique de première année.

    Ce document est distribué sous license GNU-FDL.

Cours de systèmes UNIX

Cours / Livre sur les Systèmes Unix et leur prise en main par l’utilisateur Le cours est téléchargeable ici. Il couvre tous les chapitres ci-dessous.

Support de cours d’utilisation des Systèmes Unix.
Cours en 7 supports abordant les thèmes suivants :

Ces documents ont été conçus dans le cadre de cours dispensés à L’I.U.T informatique de clermont et destinés à un public d’étudiants de 1ère année, en première période.
Ces documents sont distribués sous licence GNU-FDL.

Durant de cette formation, j’ai proposé aux étudiants [enfin je les ai obligé bien-sur ;o) ] d’écrire un script shell agrégeant les informations sur l’environnement logiciel et matériel accessibles depuis un système Linux. Vous trouverez ici et , mais encore ou ici quelques exemples de leur travail (livré avec les bugs et les blagues).

Taxe sur les CD pour la copie privée

Cette histoire de taxe sur les CD (Commission Brun-Buisson), devenue risible sur les DVDs m’a toujours invité à faire le calcul qu’il me semble important de formaliser pour comprendre comment l’industrie du disque doit à la fois encourrager le P2P tout en le brancardant dans les médias :

Pour cette démonstration, pausons les bases suivantes :

  • La taxe sur les CD audio est de 0.46?/heure
  • La taxe sur les CD données est de 0.27?/heure
  • Un cd permet d’enregistrer (raw) 74minutes de musique
  • Le marché des CD Vierge en France représente 211 million d’exmplaires en 2000

Nb : source SVM et SNES/IPSOS
La taxe sur les CD rapporte donc au minimum (car la nuance CD-Audio, CD-Data me semble vague) :
(0.27*74/60)*211000000 = 70,3M?

Voici donc les gains du piratage pour les majors…

Venons en aux coûts, une étude IPSOS (vois sources) nous donnes les informations suivantes sur la répartition des 211M de Cd vierges :

  • Piratage hors audio :25.2% (53.2M)
  • Piratage audio : 22.2% (46.8M)
  • Usage légal : 52.6% (111.1M)

Les droits d’auteur sur un CD sont estimés à 7% environ du prix du CD. Nous allons considérer le prix moyen d’un CD à 20?.

Le manque à gagner dû à la gravure est donc de :
46.800.000*20*0.07 = 65.5M?

Mes conclusions sont donc les suivantes :

  • Les artistes et leurs majors n’ont pas été vraiment laisées par la gravure de CD : les majors on vendu des cd vierges, les artistes touché leur part semble-t-il.
  • Les entreprises ont payé la majeure partie de la taxe sur les droits d’auteur bien qu’elles n’aient même pas le droit de diffuser librement de la musique (sic)
  • Ajoutons à celà que sur la part des CD gravés, seulement une part limitée aurait pu être réellement transformée en achat. (quelqu’un a-t-il des stats ?)

Pour aller plus loin : avec l’augmentation très forte du besoin de DVD vierge et le prix prohibitif induit par cette taxe, de très nombreux achat se font maintenant à l’étranger où cette dernière n’est pas applicable. En conséquence, c’est une partie de nos capitaux qui disparait et qui ne sera pas non plus transformé en partie en charges utiles à notre société.

Enfin, le P2P est un autre débat il est vrai, et certain me dirons que ce type de copie est une vrai perte pour les majors. Gardons alors tous en tête que les prochaines cibles pour leurs taxes sont une taxe sur les abonnements FAI, sur les données échangées, les débits mis à disposition, les capacités de stockage type Flash ou disque dur. Pour tous ces médias, la part du piratage est encore plus faible que pour les CD. Alors à vos calculettes.

Ajout du 05/01/2005 :
Je ne pensais pas en écrivant ceci que l’actualité allait me répondre aussi vite… L’Allemagne s’engage sur la voie de la taxation des ordinateurs… Nous pourrons alors reprendre nos calculatrices et comptabiliser le nombre de fois que les entreprises et les particuliers non pirates vont avoir à payer 12? en plus des sommes prélevées sur les autres équipements internes (graveur, hd…) dans le futur.
Ajout du 11/09/2005 :
Je vois aujoud’hui que la mémoire flash est taxée, ce point était à mon sens passé inaperçu en 2001… Mais aujourd’hui où Apple lance un iPOD avec 4Go de Flash, cette taxe représente 15% du prix de l’appareil : environ 50 euro !! Ma grande inquiétude est donc la suivante : suis-je taxé pour la copie privée lorsque j’achète une flash pour prendre des photos ?!?

Quelques liens:

  • http://www.01net.com/article/260873.html
  • http://membres.lycos.fr/avenirdudisque/pol_tech.html
  • http://ratiatum.com/p2p.php?id_dossier=1215&page=2
  • http://www.01net.com/article/262759.html
  • http://www.01net.com/editorial/287586/copie-privee/l-ipod-nano-paie-le-prix-de-sa-memoire-flash/

Linus Torvalds – interview (mais pas par moi)

Une interview de Linus parmis tant d’autre sans doute mais dans l’humeur du jour je voulais vous en faire part. Sa conception de l’informatique me plait.

Preston : Depuis un certain temps, votre vie est dédiée au noyau Linux. Si vous n’en étiez plus le mainteneur, quelle sorte de projet souhaiteriez-vous commencer (jeux, applications, autre noyau, outils de développement, etc) ?

Linus Torvalds : J’aime être proche du matériel, et faire de beaux graphismes (comme dans les jeux ou les interfaces graphiques) n’est pas mon point fort ; je travaillerais donc probablement sur des outils de développement, ou quelque chose de similaire. En fait, le seul projet sur lequel j’ai réellement passé du temps l’année dernière (excepté le noyau, bien sûr) a été ce logiciel de vérification des sources qui effectue de la vérification de type étendue pour le noyau. Donc, plutôt un outil de développement.

Preston : Quel est votre langage de programmation interprété préféré, et pourquoi ?

Linus Torvalds : Éh. Je ne touche pas beaucoup aux interpréteurs. Le seul que j’ai fini par utiliser consciemment (c’est à dire ne faisant pas partie des scripts de quelqu’un d’autre) est en fait le shell. Ce n’est pas que je n’aime pas les langages comme perl et python, mais juste que j’ai tendance soit à écrire en C, soit à faire des choses *si* simples que le shell me convient largement. Je dois admettre que j’ai un léger faible pour le Basic, mais ça fait près de 20 ans que je n’en ai pas fait. Mais c’est avec cela que j’ai commencé, donc ce sera toujours un peu spécial 😉

Preston : Quels conseils donneriez-vous aux personnes se lançant dans un grand projet open source ? Qu’avez-vous appris en gérant le noyau Linux ?

Linus Torvalds : Personne ne devrait se lancer dans un “grand projet”. Vous commencez avec un petit projet, trivial, et vous ne devriez pas vous attendre à ce qu’il prenne de l’ampleur. Si c’est le cas, vous verrez trop grand, et penserez que votre projet est plus grand qu’il ne l’est réellement. Ou pire, vous pourriez être effrayé par tout le travail qui vous attend. Donc, commencez petit, et pensez aux détails. N’ayez pas une vision globale. Si cela ne résoud pas les besoins immédiats, vous avez certainement poussé la conception trop loin.Et ne vous attendez pas à ce que les gens viennent spontanément vous aider. Ce n’est pas comme ça que ça marche. Vous avez besoin dans un premier temps de quelque chose de semi-fonctionnel, et alors les autres vont dire “eh, ça marche *presque* chez moi”, et s’impliqueront dans le projet. Et s’il y a bien une chose que j’ai apprise de Linux, c’est que les projets ont leur propre vie, et qu’il ne faut pas essayer de leur imposer votre vision trop fortement. La plupart du temps, c’est que vous faites fausse route, et si vous n’êtes pas souple et prêt à entendre l’avis des autres (et à changer de cap s’il s’avère que que votre vision du projet n’était pas viable), vous n’obtiendrez jamais rien de bon. En d’autres mots, soyez disposé à admettre vos erreurs, et ne comptez pas obtenir un résultat énorme en peu de temps. Cela fait 13 ans que je travaille sur Linux, et je m’attends à continuer un certain temps encore. Si je m’étais attendu à ce que Linux prenne ces proportions, je n’aurais jamais commencé. Il a démarré petit et insignifiant, et c’est comme ça que je l’avais conçu.

Preston : Du point de vue d’un utilisateur, quels avantages voyez-vous à Linux par rapport à Hurd ?
[ … ]

Preston : Quand pensez-vous que Linux prendra des parts de marché à Microsoft, sur le domaine du bureau ?

Linus Torvalds : Oh, je pense que cela a déjà commencé, c’est juste lent. Vous ne réalisez pas à quel point c’est lent, sauf si vous avez suivi la progression de Linux ces dix dernières années. Les gens semblent s’attendre à ce qu’il soit soudainement “assez bon”, et décolle comme une fusée, mais ce n’est pas comme cela que ça marche. Linux devient petit à petit meilleur, et les gens se tournent vers lui petit à petit. Si je regarde les dix années écoulées, et que je pense à ce que Linux était alors, je ris un peu sous cape. Le bureau d’aujourd’hui est légèrement meilleur qu’il ne l’était il y a un an, mais vous ne voyez pas *réellement* la différence sauf si vous revenez encore beaucoup en arrière.

Preston : Comment vous paraît votre nouveau travail à OSDL, en tant que contributeur à plein de temps de Linux ?

Linus Torvalds : Ça marche pas mal. Je travaille chez moi, et OSDL fournit les infrastructures nécessaires à ce que je développe sans avoir à me soucier de détails. Juste comme je l’aime 😉

Preston : Quel est le dernier fait en date dans le développement du noyau ?

Linus Torvalds : Oh, toujours plus ou moins la même chose. Se préoccuper des pilotes, modifier les interfaces pour rendre plus difficile de coder des bugs par erreur, et se tenir à jour sur le nouveau matériel et les nouvelles idées. Le noyau est définitivement en voie de maturité, en ce sens qu’un tas des nouvelles choses *vraiment* excitantes sont dans l’espace utilisateur, et que le noyau est parfois juste appelé à rendre plus facile leur utilisation …